Vitrine 10 et 10 bis
Durant les quatre premiers siècles de notre ère, la Gaule tout entière est touchée par l’hégémonie romaine. Si dans les grandes villes, comme à Autun, la vie est calquée sur celle de Rome, en milieu rural par contre, la population éduenne, très empreinte de traditions, n’adopte que plus lentement les coutumes italiques.
Les vestiges du Portus, situés en plein bois à quelques kilomètres d’ici au-dessus de Collonges-en-Charolais, et fouillés partiellement par Henri Pariat et son équipe entre 1955 et 1965, confirment cette tendance.
On peut reconnaître sur la maquette, l’organisation traditionnelle d’un petit village, le vicus gallo-romain, avec ses habitations sommaires édifiées autour du temple, le fanum, plus luxueusement décoré.