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Heinrich Ignaz Franz Biber, un génie dont la vie est encore en grande partie inexplorée, un virtuose qui, en Autriche, fit atteindre à la technique du violon des sommets vertigineux, un homme d’une imagination phénoménale et un esprit audacieux.
La richesse de son oeuvre est étonnante, elle embrasse aussi bien les grandes formations de musique sacrée, la musique de chambre de conception savante, la musique virtuose pour son propre instrument, le violon.
Curieusement, il n’a gagné que tout récemment l’attention des musiciens professionnels et leurs programmes de concert. La recherche musicologique est très en retard par rapport à l’importance de ce surprenant musicien autrichien.
Biber est né en Bohême, à Wartenberg, au nord de Prague, et est baptisé le 12 août 1644.
Il occupe des postes à Olmütz et Kremsier, en Moravie, avant d’être nommé en 1684 maître de chapelle auprès du prince évêque de Salzburg.
OEuvre majeure de Biber, et chef d’oeuvre de l’art du violon, les Sonates du Rosaire (Rosenkranzsonaten) constituent un cycle de 15 sonates pour violon avec basse continue et une passacaille pour violon seul (intitulée Sonate XVI dans le cycle).
Conçue hors de tout cadre liturgique, l’oeuvre s’inspire néanmoins d’un programme religieux : elle est destinée à favoriser la prière et la méditation autour d’épisodes caractéristiques